Un bilan révoltant après la première réunion de négociation sur les régimes complémentaires ARRCO AGIRC

La réunion d’ouverture de la négociation a tenu toutes ses promesses. Elle était annoncée comme difficile, elle l’a été, nous sommes aux antipodes d’une recherche de solution, tout, dans les propositions ne sont que provocations.

Le MEDEF annonce ses solutions et son calendrier, serait-il paritaire à lui seul ? :• Accord pour un nouveau régime de retraite complémentaire avant le 1er janvier 2017 et mise en œuvre au 1er janvier 2019, c’est à dire la fusion de l’AGIRC dans l’ARRCO,
• Utilisation d’un mécanisme d’abattement temporaire dégressif à partir de la génération 1957 entre l’âge de départ en retraite pour la retraite de base au taux plein et 64 ou 65 ans à négocier,
• Nouveau système de pension de réversion optionnel ce qui provoquerait un abattement de la retraite complémentaire de droit direct pour ceux qui prendraient l’option de la réversion. Ceci pourrait induire une diminution de la pension de droit direct de 10% ou plus, pour celui ou celle qui souhaiterait qu’à son décès le conjoint bénéficie de la pension de réversion.
• Prise en compte des droits Chômage limité à la hauteur du financement réalisé par l’UNEDIC, c’est une réduction de 30% des droits pour ces personnes là,
• Gel des pensions pendant 3 ans, Avons nous oublié que depuis 2014 nos pensions sont déjà bloquées ?

C’est ainsi que le patronat compte financer les 5 milliards d’€ de déficit dans les régimes complémentaires. Bien entendu ils refusent toute augmentation de cotisation y compris pour le régime AGIRC.

Est-il encore nécessaire de rappeler la position de la CFE-CGC exprimée au cours de cette réunion :

• Opposition à la fusion des régimes AGIRC-ARRCO, faut-il redire que les critères retenus pour adhérer à l’AGIRC sont reconnus par les tribunaux comme des critères objectifs et dans le même temps l’on devrait se poser la question sur la définition du rôle du cadre dans l’entreprise ? De qui se moque- t-on ?
• Dés lors que l’existence des deux régimes de retraite seraient maintenus la CFE-CGC est prête à examiner toutes les pistes pour permettre le retour à un équilibre financier durable des régimes de retraites complémentaires AGIRC et ARRCO. Les solutions envisagées devront répondre à des mesures équitables entre les Retraités, les Actifs, les Employeurs et les Gestionnaires des régimes de retraite complémentaire.

Nous le voyons, nous sommes à des années lumières des solutions avancées par le MEDEF. Les prochaines réunions de négociation (20 mars, 7 avril et 27 mai) nous éclaireront sur la volonté de dialogue des employeurs. La CFE CGC doit faire entendre la voix de l’encadrement, Au nom des retraités l’UNIR CFE CGC n’hésitera pas si cela est nécessaire à appuyer les propositions des négociateurs CFE CGC en allant le dire y compris dans la rue.

L’UNIR CFE-CGC, dans un effort de solidarité avec les actifs et les employeurs, était prête à accepter qu’une fois encore les retraités participent mais de manière équitable et limité dans le temps à l’effort nécessaire pour retrouver un équilibre financier. Aujourd’hui devant ces propositions, agglomérat de provocations de la part des employeurs, l’UNIR dit STOP. Nous exigeons enfin que de véritables négociations débutent en préservant les valeurs associées à nos régimes de retraite complémentaires et aux valeurs du paritarisme, créateur des régimes de retraites complémentaires.

La plaisanterie a assez duré, négocions sérieusement, la colère monte y compris chez les retraités car trop c’est trop.