Information aux retraités CFE CGC

 

U N I R

La CFE CGC vient de publier un avis sur le projet de loi retraite.

L’UNIR demande un complément plus explicite de cet avis au sujet du projet de revalorisation des pensions du régime général en octobre au lieu d’avril sachant que nous demandons un retour de cette revalorisation annuelle au 1er janvier. Cette position conforme aux propos tenus par notre présidente confédérale lors de sa conférence de presse du lundi 2 septembre 2013 doit être relayée par nos militants au niveau régional et département par le complément ci dessous :

« La CFE CGC refuse que la revalorisation annuelle des pensions du régime général ne soit pas repoussée 1er avril au 1er octobre dés 2014 alors que la période de référence pour déterminer la revalorisation des pensions du régime général est calculée sur l’évolution de l’indice des prix hors tabac de l’année précédente. »
L’UNIR n’acceptera pas que les retraités soient une nouvelle fois les financeurs de leur propre retraite avec, année après année, une perte significative du pouvoir d’achat

 

Avis de la CFE CGC du Lundi 2 septembre 2013

 

AVIS DE LA CFE-CGC SUR LE PROJET DE LOI RETRAITE

 

Pour la CFE-CGC, le rendez-vous 2013 est l’occasion de faire une réforme de fonds dont l’objectif vise à garantir le niveau de la retraite par rapport à celui du revenu d’activité professionnelle.

L’effort financier nécessaire doit à la fois instaurer un financement pérenne du système de retraite par répartition et garantir un partage des efforts de façon équitable entre tous.

Pour la CFE-CGC , ce retour à l’équilibre ne doit pas se réaliser en baissant à nouveau les pensions des retraités d’aujourd’hui et de demain.

 

Allongementde la durée de cotisation

Dans le contexte actuel, l’allongement de la durée de cotisation apparaît injuste pour tous les actifs ayant fait des études puisque l’emploi exige des salariés de plus en plus formés et diplômés. Ils entrent plus tardivement sur le marché du travail avec une perspective de retraite à taux plein qu’après 65 ans. Et ce, alors même que les entreprises ne cessent de se séparer de leurs salariés seniors. Il est vraisemblable que les salariés ne seront pas en mesure de travailler aussi longtemps. Ils partiront à la retraite avec un abattement. Un risque de baisse des pensions parait inévitable.

De même, pour les salariés dont la carrière sera heurtée au regard du contexte économique, l’âge pour obtenir le taux plein sera mécaniquement repoussé. La conséquence sur la baisse des pensions sera identique.

Nous rappelons que la CFE-CGC a émis une proposition de retraite à la carte qui consiste à coupler à la fois l’âge et la durée de cotisation afin de bénéficier de la retraite à taux plein. Cette mesure prend en compte le parcours de chacun et apparaît donc plus juste. Nous regrettons que cette proposition ne soit pas reprise dans le projet du gouvernement.

 

Jeunes

Dans cet esprit, si nous reconnaissons que le projet de réforme reprend notre proposition de permettre aux jeunes salariés diplômés de racheter des trimestres d’études abondés à hauteur de 1000 euros par trimestre, nous déplorons que cette proposition soit limitée à quatre trimestres. Nous maintenons notre demande de voir cette possibilité portée à huit trimestres sur une période de dix ans suivant l’entrée dans la vie active en précisant que les périodes de chômage éventuelles -pendant ces dix ans- doivent être décomptées de ce délai.

Seniors

Nous sommes convaincus que la résorption des déficits de la sécurité sociale et en particulier des retraites ne trouvera de solution que dans la création de vrais emplois non subventionnés. Cela passe évidemment par le maintien de la compétitivité des entreprises mais aussi par une vraie politique d’emploi pour les salariés seniors. Pour notre part, nous demandons que les seniors ne soient pas écartés des plans de formation et ce, jusqu’à leur retraite.

Nous demandons que les tous salariés puissent bénéficier de la retraite progressive sans que l’ entreprises ne puisse s’y opposer.

 

Pénibilité

La CFE-CGC salue la mise en place d’un compte pénibilité ; nous prenons acte du fait que notre demande de passer d’une année de pénibilité pour 30 ans d’exposition à une année pour 10 ans ait été entendue. Néanmoins, nous regrettons que les effets du stress professionnel et des risques psychosociaux ne soient pas reconnus comme maladies professionnelles. Ces facteurs concernent toutes les catégories d’actifs. Nous continuerons à militer dans ce sens.

 

Majoration familiale

Alors que la réforme présentée se veut un système plus juste, la CFE-CGC demande le maintien de la majoration de la pension de 10 % à partir du 3ème enfant dans les règles actuelles. Nous sommes opposés à la forfaitisation qui paupérise un peu plus les classes moyennes fortement touchées depuis plus d’un an. La forfaitisation dès le premier enfant n’est qu’un saupoudrage peu conforme à la politique familiale dont la réussite est incontestable.

 

Financement

Enfin, nous regrettons que le projet fasse dans son volet financement supporter l’essentiel de l’effort aux actifs des classes moyennes et des retraités selon une logique déjà éprouvée dans les précédentes réformes. Nous déplorons que notre proposition de la création d’une cotisation sociale sur la consommation accompagnée d’une baisse proportionnelle des cotisations maladie des salariés et des entreprises n’ait pas été retenue alors qu’elle permettrait d’assurer à la fois un retour à l’équilibre sans réduire les pensions des retraités d’aujourd’hui et de demain, d’améliorer la compétitivité des entreprises et de donner du pouvoir d’achat aux salariés, ce qui conduirait à terme à relancer l’emploi, seul garant pérenne de notre système de sécurité sociale.

En conséquence, la CFE-CGC s’abstient sur ce projet en espérant que les futurs débats parlementaires amenderont ce texte dans l’esprit que nous venons d’exposer.